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Posts Tagged ‘Réchauffement climatique’

Le matraquage médiatique, numérique, télévisuel, radiophonique sur l’alerte canicule, auquel nous sommes soumis quotidiennement depuis plusieurs jours, finit par nous donner chaud. Et, phénomène étrange, on a curieusement le sentiment de ressentir la montée du thermomètre avant même qu’elle ne se manifeste.

La chaleur estivale qu’autrefois on espérait après un printemps pluvieux et froid comme celui de 2019, est désormais perçue comme une menace d’ampleur exceptionnelle et d’autant plus inquiétante qu’on nous avait prévenu. La canicule est devenue une conviction que chacun doit obligatoirement partager…

Le fait que l’été soit à l’ordre du jour n’a rien à voir avec cette affaire ! La saison orbitale – en d’autres termes, le solstice d’été – qui jadis inaugurait « les beaux jours »,  n’aurait plus d’autre signification, selon nos modernes astrologues ou haruspices, que de nous informer sur la longueur des jours et des nuits. Laquelle serait sans conséquence significative sur les températures à la surface du globe, car, selon les « experts », les durées d’ensoleillement n’auraient qu’une incidence de second ordre sur la chaleur ambiante, comparées aux dérèglements introduits par les activités humaines dans la haute atmosphère…

Du coup, aucune comparaison ne serait possible entre l’évolution des climats anciens et des climats actuels!

Et c’est tout « bénef  » pour les messagers de l’apocalypse climatique qui peuvent prophétiser à leur guise, sans contradicteur crédible, en se recopiant les uns les autres et en mesurant la pertinence de leurs thèses au poids des publications semblables qu’ils produisent.

Une du Journal Le Parisien du 24 juin 2019

De fait, à force de nous marteler, urbi et orbi, l’imminence de la catastrophe climatique qui va transformer chacun d’entre nous en brochettes impuissantes mais coupables d’un barbecue cosmique, les oracles de la tragédie parviennent à nous « foutre la trouille »…

A supposer d’ailleurs qu’on échappe au grill, on n’échappera pas à l’invasion des microorganismes malfaisants qui normalement ne devraient sévir que, sous les latitudes « coloniales », tropicales ou équatoriales. C’est un comble, il n’y aurait plus dans notre environnement futur et totalement dégradé, que des insectes asiatiques, des bactéries exotiques et des virus pathogènes. Ils seraient les seuls de l’arbre de l’évolution qui continueraient allègrement de se diversifier au nez et à la barbe de nos bons microbes et de nos braves pollinisateurs (trices)! Lesquels, nos voisins de chambrée depuis des millénaires, seraient victimes d’une extinction de masse, imputable à un réchauffement climatique qu’on aurait enclenché par cupidité!

Du haut de leur chaire professorale, certains évoquent même une sixième extinction de masse des espèces vivantes. Ils étaient sûrement témoins des dernières, il y quelques dizaines de millions d’années!

Bigre!

Mais, comme dans tout processus divinatoire sidérant, inquiétant mais cohérent, il y a heureusement des voies de salut et de rédemption: la première étant la docilité par rapport à la « parole » des sachants, la seconde est la repentance.  Cependant, la profession de foi écologique, assortie de sincères regrets, que la plupart des responsables politiques modernes ont désormais intégré dans leurs prêches, ne suffit pas.

Il faut aussi des actes pour répondre à l’impatience corporatiste des grands prêtres de l’écologie. Probablement pour faire monter la pression, d’aucuns prétendent même qu’il est « presque » trop tard pour les déployer.

L’espoir réside dans le « presque. Il laisse une chance, si, selon les prophètes du malheur, une « transition écologique » à la hauteur de l’urgence, est engagée, toutes affaires cessantes. Une « transition écologique » qui permette d’assurer la « survie de la planète » !

La formule semble sans appel mais on comprend qu’en réalité, ce n’est pas la planète qui est évoquée ici mais l’espèce humaine, et au-delà d’elle, toutes les formes de vie avec lesquelles elle cohabite en symbiose. La planète incarne la mère nourricière au sens des anciennes mythologies (Gaïa)…

L’enjeu est de taille, si la réalité du péril est avérée, et si un diagnostic impartial de la situation est effectivement dressé, qui ne fasse l’économie d’aucun facteur de dérèglement potentiel, qu’il soit dicté par les lois de la physique imparfaitement prises en compte dans les projections ou modèles actuels ou qu’il découle de la présence humaine, comme la démographie non maîtrisée de la population mondiale…

Ainsi, selon le journal Le Monde du 19 juin 2019, commentant des projections récentes des Nations Unies, la population mondiale devrait augmenter de deux milliards en 2050 pour atteindre onze milliards à la fin du siècle. Il va de soi, si l’on suit les conclusions du très discutable Groupe intergouvernemental d’experts sur le changement climatique (GIEC), que cette croissance démographique mondiale interdira la diminution ou simplement la régulation à des niveaux acceptables des émissions des gaz à effet de serre, considérés par les experts comme la cause principale du réchauffement. Omettre de prendre en compte ce paramètre démographique déterminant dans les schémas météorologiques prévisionnels et surtout dans la panoplie des parades serait évidemment une faute contre la raison! Il semble pourtant que ce soit le cas!

De même, on pourra toujours s’échiner à scruter les errances des anticyclones et des perturbations, à trier nos déchets, à mettre des éoliennes dans nos jardins et plaquer des cellules solaires sur nos toits, ce sera en vain du point de vue des émissions de gaz à l’échelle mondiale, si dans le même temps, on se refuse à un recours accru à l’énergie nucléaire, la seule énergie « propre » capable de soutenir une demande d’énergie croissante… Qu’on le souhaite ou non, cette demande énergétique augmentera nécessairement au rythme des naissances supplémentaires et des légitimes revendications des Etats les plus pauvres – et les plus féconds – à bénéficier des technologies occidentales et des facilités de vie qu’elles induisent ou favorisent.

Le concept de transition appliqué à notre planète n’est pas une nouveauté! En quatre milliards et demi d’années d’existence, notre terre n’a jamais cessé de « transiter » d’un état vers un autre. Le mouvement, la transformation et les transitions perpétuelles relèvent tout simplement de la nature des choses, sans qu’il soit question de survie.

Ce constat est très ancien: l’infortuné Antoine Laurent de Lavoisier (1743-1794) postulait que « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Plus de deux millénaires auparavant, le philosophe grec Anaxagore de Clazomènes (500 – 428 av JC) avançait que « rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau ».

Ce qui est d’apparence nouvelle dans cette formule/slogan, c’est la qualification d’écologique appliquée à la transition…En soi, l’expression ne signifie d’ailleurs pas grand-chose, mais l’important n’est pas là puisqu’elle parle à tous sans qu’on sache pourquoi. Elle symbolise un changement d’époque, où toute chose produite ou consommée devrait en principe se référer aux valeurs eugéniques de l’écologie politique, du développement durable et du « bio » à tous les étages!  Autant de concepts assez flous, souvent hypocrites car susceptibles de tous les accommodements imaginables, mais qui constituent les figures imposées de la nouvelle doctrine climatique…  Il ne faut guère s’en émouvoir, car toute religion naissante s’impose par sa rigueur doctrinale, par sa conviction affichée de détenir la Vérité mais aussi par sa liturgie et par sa sémantique!

Donc acte! Mais, l’intolérance ne peut être son seul viatique, il faut aussi que, de temps en temps, les faits confortent les prédictions! A tout le moins que les croyants, les fidèles et les catéchumènes aient le sentiment qu’il en est ainsi.

C’est ici qu’intervient le matraquage médiatique sur la canicule annoncée.

Pour faire bonne mesure, certains commentateurs – convertis de fraîche date par nécessité et dévots par intérêt – n’hésitent pas à augmenter d’un, deux et même parfois trois degrés, les prévisions de leurs confrères de la météo, déclinées quelques minutes auparavant sur les mêmes antennes radio… De même, ils ne répugnent pas, pour complaire aux autorités, à étendre de leur propre chef, la période caniculaire au delà des quelques jours prévus initialement…

Les élus de la Nation, toutes tendances confondues, y vont alors de leurs couplets opportunistes, et se succèdent devant les micros et caméras pour nous informer des mesures exceptionnelles de protection qu’ils n’ont pas hésité à mettre en place, pour combattre le danger calorifère…

Certains, sceptiques encore dans un passé récent, ne trouvent pas de mots assez sévères pour dénoncer nos turpitudes passées et notre insouciance coupable en matière d’émission de gaz à effet de serre…

C’est vrai que si on avait su les dangers qu’on courait, il y a belle lurette qu’on aurait abandonné le gigot d’agneau pascal, servi rituellement avec des flageolets. Ça ferait une paie qu’on aurait cessé de se goinfrer de fayots et autres haricots blancs, générateurs incommodes de flatulences néfastes à notre belle la planète bleue !

Las! Désormais, il nous reste plus qu’à subir les effets indésirables de nos excès passés ! Pourquoi diable avons-nous toléré pendant plus d’un siècle, que notre électricité soit produite à base charbon, puis de pétrole, alors qu’on aurait du se satisfaire, selon les cas, des roues à aube ou des voilures de nos antiques moulins?

Pourquoi avons-nous abusé des matières plastiques dont on dit désormais qu’elles empoisonnent les océans? Pourquoi avons-nous acheté frénétiquement des bagnoles pour jouir d’une liberté de se déplacer autrefois réservée à l’élite ? Pourquoi avons-nous applaudi aux congés payés en 1936, à l’origine non contestable des dégâts occasionnés par le tourisme de masse sur l’ensemble des plages littorales du monde?

Maintenant, il ne nous reste plus qu’à battre notre coulpe et à nous repentir des progrès qu’autrefois on encensait naïvement! Nous sommes coupables d’avoir imaginé que les innovations technologiques et les avancées sociales devaient être largement accessibles, et qu’elles devaient bénéficier à tous en étant équitablement partagées?

On n’en serait, certes, pas là, si d’emblée, on avait eu la sagesse d’admettre qu’une toute petite minorité de la population mondiale avait vocation à jouir confortablement du Progrès, de la vie et des richesses du monde!

Mais pour qu’on soit vraiment convaincu de nos torts, encore faut-il que les faits s’imposent à nous et nous condamnent!

Il faut que la conséquence de nos inconséquences, à savoir le réchauffement climatique, nous revienne en boomerang, telle une sanction bien méritée, ressentie par tout à chacun à la hauteur des dommages présumés.

Le Parisien du 24 juin 2019

Dans ce contexte, la reconnaissance de la canicule de ce début d’été devient donc une ardente obligation citoyenne.

Elle atteste de la validité des prophéties climatiques affolantes, qui introduiront sous peu la disparition concomitante de nombreuses espèces animales et végétales. Bien d’autres méfaits sont d’ailleurs à craindre, parfois contradictoires, comme la montée des eaux ici et sa raréfaction là… L’annonce d’une canicule bien calibrée comme d’ailleurs la photographie arrangée d’un pauvre ours polaire sur une banquise en train de fondre, sont indiscutablement les meilleurs arguments pour nous faire avaler de nouveaux paradigmes autoritaires et inégalitaires sur la décroissance…

Dans un premier temps, il faut donc absolument que ces premières manifestations de l’été soient assimilées à des épisodes exceptionnels de température élevée et durable, jamais observée depuis les premiers relevés météo!

C’est décrété: l’été ne sera plus dorénavant que « canicules » successives exigeant des autorités qu’elles s’autorisent toutes les audaces, y compris les plus liberticides, pour le faire comprendre aux populations. Il n’y a plus de place pour les tièdes, les raisonneurs ou pour ceux qui doutent…

Pourtant diront les incorrigibles sceptiques, ce type de situations météorologiques semble être incomparablement moins violent que les sécheresses et chaleurs excessives, décrites en France par les historiens du climat, pour de nombreuses périodes préindustrielles passées comme par exemple les années 1615, 1719 ou 1785, mais beaucoup d’autres aussi !

Lesquelles avaient affamé des provinces entières!

Les risque « in fine », c’est qu’à force de crier sans cesse au loup …..

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Avril 2019

« Î fait frêt » auraient dit en chœur, au siècle dernier, un horticulteur de la vallée de la Loire, un vigneron de la corniche angevine du côté de la Haie Longue, ou un closier du Haut Anjou pour commenter la froidure actuelle du temps!

Il fait en effet plutôt frisquet en cette saison printanière. Pourtant les haruspices médiatiques qui lisent dans le marc de café et conçoivent des algorithmes arrangés -pour ne pas dire truqués – s’obstinent, contre vents et marées, à présenter ce printemps comme la veillée d’armes d’une canicule, imminente, destructrice de la planète et de sa biodiversité. Pour faire bon poids, ils ne répugnent pas à amalgamer effet de serre et pesticides, glutamate, glyphosate et radioactivité mais ils font mine d’oublier que la principale menace qui pèsent sur les espèces vivantes et l’équilibre du monde, pourrait être, si l’on n’y prend garde, l’emballement démographique mondial. Malheureusement celui-ci semble rétif à toute forme de régulation. Faute d’être clairement formulé et abordé avec humanité, il risque d’être la source probable et incontrôlable d’impitoyables conflits de la faim et de la soif.

On n’en est pas encore là, même si les équations simplistes que nous serinent les grands inquisiteurs climatiques ont pour effet de le passer sous silence et de détourner notre attention vers des questions exclusivement environnementales, sans doute réelles et importantes, mais insidieusement mal posées. Ces questions sont en tout cas de second ordre, par rapport aux intimidations belliqueuses des peuples en situation de survie et aux tragédies humaines qui nous sont promises à court terme en raison de la croissance non maîtrisée des populations dans des zones désolées.

La Loire Hiver 1961 – Photo Maurice Pasquier

Dresser le constat que le climat se modifie en permanence et avec lui, l’écosystème qui lui est associé, relève de l’évidence depuis des millions d’années. Mais la cause principale de ce phénomène – pas nécessairement unique, car de nombreux autres facteurs interviennent comme les orbites respectives des planètes et du soleil – est à rechercher en priorité dans les réactions nucléaires de fusion, et la complexité des échanges de chaleur et des cycles au sein même de l’astre du jour. Ce sont ces variations depuis l’émergence du système solaire, il y a un peu plus de quatre milliards d’années, qui conditionnent l’ensoleillement terrestre ainsi que les transferts de chaleur, et expliquent pour l’essentiel l’alternance et la durée des phases chaudes et glacières sur notre belle planète bleue…Ce sont elles aussi, qui influent sur l’apparition ou la disparition des espèces vivantes.

Ce constat qui semble a priori  exonérer les activités humaines de toute responsabilité directe dans la succession ininterrompue d’ères climatiques antagonistes, n’implique pas, pour autant, que la pollution humaine, irrespectueuse des équilibres naturels puisse être tolérée et poursuivie avec désinvolture, comme c’est le cas depuis – grosso modo – le début de l’ère industrielle. L’humanité doit en effet comprendre que la lutte contre la pollution environnementale et contre la gabegie des ressources endogènes est une nécessité de chaque instant. Elle doit également admettre, à rebours des professions de foi religieuse, qu’en tant qu’espèce, elle n’est pas l’aboutissement de l’évolution ou d’un projet divin, et qu’elle ne jouit d’aucun statut privilégié dans la nature, dont elle n’est que partie prenante, au même titre que toutes les autres espèces animales ou végétales…

Cela étant posé, faut-il se réfugier sans y regarder de plus près, dans les bras de ces « lanceurs d’alerte » autoproclamés qui annoncent sans relâche l’apocalypse climatique,? Faut-il faire crédit à ceux-là qui prêchent l’abstinence énergétique, tout en étant eux-mêmes, des consommateurs dispendieux et impénitents des richesses naturelles et des pollueurs décomplexés oublieux de leurs parcours incessants à travers la planète?

Le fait est indiscutable: il fait froid en ce mois d’avril 2019! Exceptionnellement froid, puisqu’on n’avait pas noté de telles températures négatives depuis au moins vingt ans dans nos régions. D’ailleurs, face aux rigueurs d’un hiver prolongé, les hirondelles des cheminées – qui font le printemps (c’est bien connu) – se font attendre, préférant se prélasser encore un peu sous des latitudes plus clémentes. Guidées par le bon sens, elles n’ont cure des prédictions inquiétantes des promoteurs d’anxiété, et s’en tiennent à leurs propres observations météorologiques sans se laisser terroriser par les oiseaux de mauvaise augure. Comme la plupart des passereaux migrateurs ( les seuls migrants attendus avec empressement), elles préfèrent probablement surseoir de quelques semaines, la saison des amours… Il sera toujours temps, le moment venu, d’aménager les soupentes des chéneaux de toiture et les gargouilles de nos maisons…

Qu’à cela ne tienne, malgré le démenti cinglant que la météo maussade leur inflige, les oracles officiels, donneurs patentés de leçons citoyennes et gardiens intransigeants des dogmes climatiques, persistent à voir dans les caprices de cette résistance hivernale, la confirmation paradoxale de la validité de leurs modèles thermodynamiques d’un réchauffement climatique accéléré. C’est tout juste, si certains d’entre eux, plus prudents que leurs confrères glissent sémantiquement vers la notion de « dérèglement »

Mais tous, non contents de nous « foutre la trouille », nous en rendent responsables…

Un maraîcher angevin du siècle dernier aurait dit qu’ils nous « montent le bourrichon »!

Sous peu, pour faire feu de tout bois – ce qui en soi n’est guère conseillé à cause des oxydes de carbone – et afin d’étayer leurs besogneuses démonstrations, mais aussi de légitimer leur prétention à gouverner nos consciences et à encadrer nos comportements, on peut s’attendre à ce que nos intimidants prophètes intègrent à contre emploi à leurs simulations numériques, la « mythique Lune rousse » redoutée de nos aïeux ainsi que les « Saints de Glace », vénérés par les jardiniers de l’Anjou de ma jeunesse mais presque oubliés aujourd’hui dans les jardinières de plantes aromatiques des balcons parisiens.

Cette appropriation délibérément tendancieuse de savoirs et savoir-faire ancestraux relèverait évidemment de l’escroquerie intellectuelle. Mais faute d’être morale, elle serait finalement assez logique, et en adéquation avec la démarche honteuse de ces charlatans de la pensée, qui, misant sur l’émotion plutôt que sur la raison, sont parvenus à enrôler et à instrumentaliser au profit de leur idéologie, la générosité instinctive et impulsive de la jeunesse du vieux continent!   Ne voit-on pas, partout en Europe, fleurir des mouvements qualifiés abusivement de spontanés, de jeunes lycéens, décrétant, sous l’influence obscure des gourous du climat, la grève hebdomadaire des cours afin de « manifester pour le climat » et « sauver la planète ».

N’entend-on pas les accusations sans appel que cette jeunesse manipulée profère à l’encontre de l’insouciance coupable des générations qui l’ont précédée?

Dans ces conditions, au delà du prétexte invoqué de défense d’un écosystème viable, la question qui se pose est de savoir si le vrai danger n’est pas celui de confisquer à des fins partisanes inavouables, le légitime potentiel d’impatience et de révolte d’une jeunesse avide de sens? Le danger pour l’avenir, n’est-il pas d’instiller dans l’esprit de nos enfants, une sorte de conformisme de la peur, par le biais d’une indignation artificiellement provoquée et strictement encadrée…

Le siècle dernier a montré les méfaits mortifères de ce type d’embrigadement aux relents trop souvent sectaires et intolérants!

Doit-on, en tout cas, se résoudre à ce que désormais les progrès de la raison, la vigilance respectueuse de la nature et la conscience citoyenne ne trouvent plus d’autre moyen de s’incarner que par le biais infantilisant de bruyants pèlerinages expiatoires à travers l’Europe, en réparation de « fautes » hypothétiques commises par les générations précédentes »?

Le doute critique et méthodologique, pierre angulaire de toute démarche scientifique depuis quatre ou cinq siècles, ne semble plus de mise, ni même admis et encore moins revendiqué, dès qu’on aborde la question climatique… La tragédie atmosphérique « révélée » ne se discute pas (plus), et on peut parier que bientôt, sa contestation deviendra criminelle!

Confrontés à cette fatalité dont nous serions les uniques responsables, la sauvegarde éventuelle – présentée comme une sorte de rédemption de la dernière chance – ne saurait être envisagée, selon les prédicateurs hallucinés de la catastrophe climatique qu’en se soumettant sans ambiguïté aux prescriptions pénitentielles des experts « scientifiques »…

Déroger en paroles, en actes ou même en intention à ce nouveau catéchisme, ou simplement revendiquer le droit de penser ou de critiquer, c’est accepter d’être relégué au rang d’hérétique malfaisant, en l’occurrence de « complotiste », d’ignare ou de diffuseur de fake-news! S’interroger avec les armes de la logique, c’est s’exposer à l’accusation de « populisme » et même, pour faire bonne mesure, de « trumpisme ».

Et pourtant, force est de reconnaître qu’en ce moment il fait froid! Et qu’en outre, il fait froid à contretemps du rythme des saisons!

Mais les « sachants » agréés qui ont réponse à tout, rétorqueront que « les apparences ne sont trompeuses que pour les imbéciles » et qu’en tout état de cause, l’avenir ne saurait être l’extrapolation du présent!  Les modèles et les algorithmes sont, selon eux, formels et seraient validés par les témoignages des voyageurs de l’Arctique qui ont failli périr sur des îlots dérivant détachés trop précocement de la banquise et de la calotte polaire à cause de la fonte des glaces!

La seule consigne qui vaille est donc de faire taire les « raisonneurs » qui jacassent impunément sur le sexe des anges!

Dont acte. On a compris que nos turpitudes passées allaient précipiter la fin du monde, et qu’il fallait sans délai adhérer à la ligue de protection des insectes, créer celle des bactéries et virus bienfaisant, distribuer des tracts pour l’interdiction des produits chimiques, bannir tous nos sacs en plastique de nos paniers ménagers, mettre en place une gestion sélective de nos déchets domestiques, scruter systématiquement la toxicité de nos selles avant d’actionner la chasse d’eau et accessoirement voter écolo!

A-t’on cependant le droit en attendant l’échéance fatale, d’observer timidement que le froid qui s’éternise, ne semble pas favoriser les « chaleurs » animales et les accouplements de la faune sauvage. Pas plus d’ailleurs, qu’il n’est favorable aux semences.

La nature dans son ensemble attend le redoux.

Mais heureusement, les centrales d’achat des supermarchés négligent les facéties des thermomètres pour assurer la prospérité de leur négoce. Il en est de même des grossistes qui les approvisionnent dès mars – parfois février – en productions fruitières et maraîchères du prochain été ! Sans compter les apports exotiques.

C’est ainsi qu’on peut actuellement acheter des barquettes de « castilles ».

Castilles de Hollande -2019

Bien sûr, en ce début de saison, il ne s’agit pas encore tout-à-fait de ces petites baies rouges acidulées, que l’on récoltait et cueillait jadis à maturité et à foison en juin ou en juillet, dans le jardin de nos parents, et avec laquelle notre mère préparait des confitures.

Mais elles leur ressemblent, avec le goût en moins. Et sur les étals, elles cohabitent avec les framboises, les myrtilles importées d’Espagne et les fraises « garriguettes » en provenance du Périgord (Noir) ! Quelques grappes de groseilles à maquereaux complètent parfois le tableau sur les présentoirs!

Tous ces fruits sont cultivés sous serre dont, ironie des temps, l’effet est ici recherché et considéré comme bénéfique! C’est d’ailleurs pour ce motif que les « castilles » de Hollande sont précoces … Et c’est cette précocité qui justifie leur prix élevé qu’aucun acheteur ne discute, pas plus qu’il ne s’inquiète – fût-il en trottinette électrique et sandalettes équitables avec un sac en toile de jute en bandoulière – du bilan carbone sans doute élevé de ces innocentes petites baies au patrimoine génétique rigoureusement sélectionné par les « géants » de l’agro-alimentaire!

Par nostalgie d’un lointain passé où je les grappillais dans le jardin parental, pour éprouver en outre comme un avant-goût des parfums et des saveurs d’été, et enfin, sadiquement, pour le plaisir de demander au vendeur qui rangeait son « ramasse-bourrier » si ses « castilles » étaient sucrées, j’en ai acheté une barquette…

Quel plaisir de s’entendre dire par le responsable du rayon, qu’il ne connaît pas ces fruits-là, que seuls les Angevins et les gens des anciennes provinces de l’Ouest connaissent sous cette appellation!

Depuis, il sait que les groseilles rouges de Hollande vendues en Île de France sont des  » castilles » en Anjou!

Je ne suis pas certain qu’il s’en souviendra dans une trentaine d’années, lorsque les groseilliers produiront toute l’année leurs fruits en raison du réchauffement climatique…

A moins que ce ce soit l’inverse! Qu’il gèle en permanence sur tout le continent européen comme à l’époque de Cromagnon, et que la Manche asséchée rende possible sa traversée à pieds secs.

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Aucune personne raisonnable ne saurait concevoir que dans un monde où tout est éphémère, seul le climat demeurerait à jamais stable…La terre tourne autour d’un axe oblique par rapport au plan de son orbite autour du soleil. Vu de loin, le système apparaît même un peu de guingois, mais ça marche sans trop d’à-coup!  « Sans trop » mais un tout petit peu. Grâce à lui, on profite des saisons! D’une année sur l’autre, elles se ressemblent, mais elles changent un peu tout de même, au grand dam des marchands de maillots de bain.

Le soleil qui nous réchauffe n’est plus le centre de l’univers depuis longtemps: c’est une étoile parmi des milliards d’autres qui se déplacent au sein de la Voie Lactée, notre galaxie! Elle-même n’est pas unique et bouge tout le temps sans d’ailleurs présenter de singularité notable par rapport aux myriades de myriades de galaxies en mouvement qui peuplent un univers en expansion dont on ignore pour l’essentiel la nature!

Et dans ces conditions, alors que tout n’est que mouvement et équilibres transitoires, du cœur le plus intime de la matière jusqu’aux objets célestes les plus massifs ou les plus éloignés, comment pourrait-on imaginer que le climat sur notre planète soit invariant, c’est-à-dire qu’il demeure à jamais tel qu’on se le représente ou, plus exactement, tel qu’on le souhaiterait, à partir des observations météorologiques géographiquement circonscrites et plus ou moins fiables, recueillies depuis à peine deux siècles? Deux siècles, une goutte d’eau dans l’océan du temps, à l’aune de l’âge de la terre!

Il suffit d’ailleurs de lire les travaux des paléo-climatologues pour s’apercevoir que ce qu’on appelle avec une emphase toute consensuelle « le dérèglement climatique » est la loi commune du climat depuis toujours. La terre, de toute éternité, en a vu de toutes les couleurs en matière climatique…

Depuis toujours, se sont succédé des périodes de glaciation et des périodes chaudes, d’amplitudes et de durées variables, parfois très courtes et brutales… Y compris à des époques préindustrielles, comme lors du réchauffement médiéval, où les gaz à effet de serre ne pouvaient être directement mis en cause ! Dans le même mouvement, les niveaux marins oscillaient au gré de l’eau continentale fixée (ou non) sous forme de glace notamment sur l’Antarctique ou sur le Groenland.

La vague - Camille Claudel

La vague – Camille Claudel

S’agissant précisément de « l’effet de serre », présenté désormais comme un mal absolu ou encore, comme l’ennemi implacable de l’humanité – et même « de la vie » si l’on en croit un certain président fraîchement converti au fondamentalisme écologiste – il faut savoir que, justement, sans lui, la vie n’aurait pas pu se développer sur terre – en tout cas pas sous les mêmes formes – faute d’eau disponible sous forme liquide. En effet, « sans effet de serre » autrement appelé « forçage radiatif », la terre serait dans l’incapacité de retenir la chaleur qu’elle reçoit du soleil ou celle qui émane de ses profondeurs… En l’absence de gaz atmosphériques susceptibles d’absorber cette chaleur et de la réémettre dans l’atmopshère, la planète exposée au froid cosmique verrait sa température descendre de plusieurs dizaines de degrés Celsius en dessous de zéro! A l’inverse, on peut effectivement supposer qu’une augmentation excessive des gaz favorisant cet « effet de serre » entraînerait une augmentation de la température à la surface du globe!

L’enjeu, si enjeu il y a – c’est-à-dire, si nous sommes en capacité d’agir significativement sur le phénomène – serait alors de caler la concentration atmosphérique de ces gaz à un niveau compatible avec notre existence dans de bonnes conditions (au moins la notre, et celle de tous ceux, animaux et plantes dont nous sommes les prédateurs) : ni trop, ni trop peu ! Les tenants de l’apocalypse imminente – dont certains gourous médiatiques et les membres du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), à l’ego surdimensionné ainsi qu’à l’indépendance intellectuelle et à la déontologie discutables (lire à ce sujet l’ouvrage  » la comédie du climat » d’Olivier Postel-Vinay aux Editions Lattes octobre 2015), misent sur un emballement de l’effet de serre à partir d’une augmentation de la température moyenne du globe de 2°C…

Mais tout donne à penser – faute de démonstration rigoureuse excluant la méthode Coué – que cette valeur ne résulte pas d’une démonstration – au sens scientifique du terme – mais d’un rapport de force au sein de la communauté des experts et que, depuis, elle est devenue le symbole de la pensée obligatoire en la matière… Le quotidien Le Monde dans son supplément scientifique en date du mercredi 2 décembre 2015 le reconnait implicitement dans un long article pourtant destiné à ridiculiser ce qu’il appelle les climato-sceptiques de l’Académie Française des Sciences, qui, contre vents et marées, s’efforce de faire valoir dans cette discipline comme dans les autres, le doute méthodique, fondement de toute démarche rationnelle, sur les méthodes douteuses qui consistent de nos jours à « voter » le bien-fondé des théories. N’étant ni climato-sceptique – seulement climato-agnostique – ni académicien, je ne suis pas partie prenante dans cette querelle mais je m’étonne de la hargne déployée par un grand et honorable journal du soir pour disqualifier des savants qui s’efforcent simplement de faire vivre un débat contradictoire, aujourd’hui refusé de toutes parts! La revue « La Recherche » dont je suis un fidèle lecteur l’avait fait, il y a quelques mois, avec une identique mauvaise foi.

Ce délire thermique annoncé par les experts ombrageux de la pensée unique, entraînerait, selon eux, des conséquences néfastes incontrôlables, et imprévisibles, un peu à l’image d’un écoulement turbulent dans un lavabo lorsqu’on « ouvre » trop fort le robinet ! Heureusement, contrairement à l’enfumage généralisé dont nous sommes collectivement l’objet, qu’assène quotidiennement la presse en mettant en avant, sous couvert de bon sens, la survenue prétendument plus fréquente d’événements météo exceptionnels et parfois tragiques, l’apocalypse programmée par insouciance n’est encore qu’une hypothèse, au demeurant simplificatrice et très improbable. Aucune «démonstration » ne vient la valider, en ce qui concerne en particulier l’imputation de cette éventuelle catastrophe aux seuls gaz à effet de serre d’origine anthropique… A noter que les croisés de l’écologie politique, grands pourfendeurs aux pieds nus des combustibles fossiles (pétrole et charbon) et des gaz à effet de serre résultant de leur combustion, ne mentionnent que très rarement la principale contributrice à l’effet de serre, en l’occurrence, la bonne vieille « vapeur d’eau » de nos cocottes minutes !

Je le dis sans a priori n’étant pas actionnaire des compagnies charbonnières ou pétrolières! Ni expert auprès elles! Ni rémunérées par elles! Ni titulaire d’un porte-feuille d’un fonds de pension.

Ce travers du raisonnement ou ces omissions probablement délibérées des experts du GIEC et de leurs relais nationaux, constitueraient des fautes vénielles, si ce faisant, ils prenaient en compte dans leurs algorithmes de calcul, toutes les dimensions de la complexité du fonctionnement de cette machine thermique qu’est la terre, qui fait circuler de l’énergie thermique de l’équateur aux pôles, en tournant sur elle-même et en parcourant son orbite autour du soleil, à travers des nuages de poussières ! Contrairement à ce qu’on croit, une balade dans le « vide » cosmique s’apparente rarement à un long fleuve tranquille ! Ce n’est que très partiellement le cas!

Ces a priori sur les causes simplifiées seraient excusables si ce seuil fatidique de 2° présenté comme le « barrage ultime » avant le grand chambardement, avait au moins été fixé par des scientifiques avisés. Même au pif! Il semble que cette limite n’est en réalité que « politique » et qu’en outre, rien n’indique qu’elle soit effectivement contrôlable : la raison en est simple; on ne sait pas au juste ce que signifie vraiment une température moyenne sur l’ensemble du globe, ni comment la définir !

On pourrait cependant faire gré à ces fameux experts de leur hypothèse sur le caractère quasi-exclusivement anthropique du réchauffement climatique, si logiquement ils en tiraient toutes les conséquences ! En particulier, s’ils nous faisaient part de leur préoccupation face à la croissance démographique non maîtrisée de la population humaine à l’échelle mondiale, qui occupe des terres autrefois inhospitalières, et face aux besoins énergétiques grandissants qui nécessairement l’accompagnent ! On leur ferait crédit si en outre, ils avançaient des ébauches crédibles de solutions pour l’endiguer dans le respect des droits de l’homme en mettant l’accent sur l’éducation, ou s’ils cherchaient à y répondre efficacement en s’intéressant sans faux-semblant aux énergies dé-carbonées comme le nucléaire, à côté duquel les autres formes d’énergies, notamment celles issues du vent, du soleil, de la géothermie ou marémotrices, certes intéressantes car renouvelables et propres, ne permettent pas – quantitativement – de passer sans ambages le cap du court terme! Ce court terme, dans lequel nos prophètes de malheur cherchent à nous enfermer et où ils situent la catastrophe finale…

Le plus désolant dans cette affaire c’est que la question climatique – dont personne ne conteste qu’elle est importante – se transforme en une sorte de dogme religieux…Cette religiosité climatique présente d’ailleurs les mêmes défauts que les religions monothéistes, d’intolérance à l’égard de quiconque n’adhère pas à la vérité révélée sur les causes uniques du dérèglement climatique et de l’augmentation des températures! Comme toute religion, la faute des hommes est un préalable qu’il faut admettre… La civilisation industrielle – grosso-modo occidentale – qui aurait dédaigné la nature et le reste de l’humanité, par caprice et égoïsme, doit être mise en accusation ! Bref, comme dans toutes les religions, le péché originel a fait de nous d’emblée des coupables et nous devrons payer !

Camille Claudel

Camille Claudel

C’est ce que probablement nous ferons, et c’est la raison pour laquelle, même en matière climatique, je préfère la mécréance à la rédemption par la repentance !

Sous toutes ces réserves, je me félicite des actions conduites pour réduire la pollution notamment atmosphérique et je milite pour la préservation et l’intégrité de l’environnement, car il est certain que respirer des gaz corrosifs ou toxiques, ou des particules cytotoxiques ou fibrosantes est néfaste pour la santé…Mais, il y a des limites à l’autoflagellation!

Enfin, si à l’issue de la COP (COM) 21, qui peine manifestement à prendre des décisions observables, sauf à distraire le vaste monde de nos fastes républicains – j’approuverai un accord des « parties » – fût-il microscopique – si ça peut mettre un peu de baume au cœur de notre petit président qui n’a malheureusement pas eu beaucoup de sujets de satisfaction, ces derniers temps…Ainsi qu’à sa royale Ex !

Gageons au moins que cet accord ne sera pas néfaste!

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