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Posts Tagged ‘Histoire des climats’

Le matraquage médiatique, numérique, télévisuel, radiophonique sur l’alerte canicule, auquel nous sommes soumis quotidiennement depuis plusieurs jours, finit par nous donner chaud. Et, phénomène étrange, on a curieusement le sentiment de ressentir la montée du thermomètre avant même qu’elle ne se manifeste.

La chaleur estivale qu’autrefois on espérait après un printemps pluvieux et froid comme celui de 2019, est désormais perçue comme une menace d’ampleur exceptionnelle et d’autant plus inquiétante qu’on nous avait prévenu. La canicule est devenue une conviction que chacun doit obligatoirement partager…

Le fait que l’été soit à l’ordre du jour n’a rien à voir avec cette affaire ! La saison orbitale – en d’autres termes, le solstice d’été – qui jadis inaugurait « les beaux jours »,  n’aurait plus d’autre signification, selon nos modernes astrologues ou haruspices, que de nous informer sur la longueur des jours et des nuits. Laquelle serait sans conséquence significative sur les températures à la surface du globe, car, selon les « experts », les durées d’ensoleillement n’auraient qu’une incidence de second ordre sur la chaleur ambiante, comparées aux dérèglements introduits par les activités humaines dans la haute atmosphère…

Du coup, aucune comparaison ne serait possible entre l’évolution des climats anciens et des climats actuels!

Et c’est tout « bénef  » pour les messagers de l’apocalypse climatique qui peuvent prophétiser à leur guise, sans contradicteur crédible, en se recopiant les uns les autres et en mesurant la pertinence de leurs thèses au poids des publications semblables qu’ils produisent.

Une du Journal Le Parisien du 24 juin 2019

De fait, à force de nous marteler, urbi et orbi, l’imminence de la catastrophe climatique qui va transformer chacun d’entre nous en brochettes impuissantes mais coupables d’un barbecue cosmique, les oracles de la tragédie parviennent à nous « foutre la trouille »…

A supposer d’ailleurs qu’on échappe au grill, on n’échappera pas à l’invasion des microorganismes malfaisants qui normalement ne devraient sévir que, sous les latitudes « coloniales », tropicales ou équatoriales. C’est un comble, il n’y aurait plus dans notre environnement futur et totalement dégradé, que des insectes asiatiques, des bactéries exotiques et des virus pathogènes. Ils seraient les seuls de l’arbre de l’évolution qui continueraient allègrement de se diversifier au nez et à la barbe de nos bons microbes et de nos braves pollinisateurs (trices)! Lesquels, nos voisins de chambrée depuis des millénaires, seraient victimes d’une extinction de masse, imputable à un réchauffement climatique qu’on aurait enclenché par cupidité!

Du haut de leur chaire professorale, certains évoquent même une sixième extinction de masse des espèces vivantes. Ils étaient sûrement témoins des dernières, il y quelques dizaines de millions d’années!

Bigre!

Mais, comme dans tout processus divinatoire sidérant, inquiétant mais cohérent, il y a heureusement des voies de salut et de rédemption: la première étant la docilité par rapport à la « parole » des sachants, la seconde est la repentance.  Cependant, la profession de foi écologique, assortie de sincères regrets, que la plupart des responsables politiques modernes ont désormais intégré dans leurs prêches, ne suffit pas.

Il faut aussi des actes pour répondre à l’impatience corporatiste des grands prêtres de l’écologie. Probablement pour faire monter la pression, d’aucuns prétendent même qu’il est « presque » trop tard pour les déployer.

L’espoir réside dans le « presque. Il laisse une chance, si, selon les prophètes du malheur, une « transition écologique » à la hauteur de l’urgence, est engagée, toutes affaires cessantes. Une « transition écologique » qui permette d’assurer la « survie de la planète » !

La formule semble sans appel mais on comprend qu’en réalité, ce n’est pas la planète qui est évoquée ici mais l’espèce humaine, et au-delà d’elle, toutes les formes de vie avec lesquelles elle cohabite en symbiose. La planète incarne la mère nourricière au sens des anciennes mythologies (Gaïa)…

L’enjeu est de taille, si la réalité du péril est avérée, et si un diagnostic impartial de la situation est effectivement dressé, qui ne fasse l’économie d’aucun facteur de dérèglement potentiel, qu’il soit dicté par les lois de la physique imparfaitement prises en compte dans les projections ou modèles actuels ou qu’il découle de la présence humaine, comme la démographie non maîtrisée de la population mondiale…

Ainsi, selon le journal Le Monde du 19 juin 2019, commentant des projections récentes des Nations Unies, la population mondiale devrait augmenter de deux milliards en 2050 pour atteindre onze milliards à la fin du siècle. Il va de soi, si l’on suit les conclusions du très discutable Groupe intergouvernemental d’experts sur le changement climatique (GIEC), que cette croissance démographique mondiale interdira la diminution ou simplement la régulation à des niveaux acceptables des émissions des gaz à effet de serre, considérés par les experts comme la cause principale du réchauffement. Omettre de prendre en compte ce paramètre démographique déterminant dans les schémas météorologiques prévisionnels et surtout dans la panoplie des parades serait évidemment une faute contre la raison! Il semble pourtant que ce soit le cas!

De même, on pourra toujours s’échiner à scruter les errances des anticyclones et des perturbations, à trier nos déchets, à mettre des éoliennes dans nos jardins et plaquer des cellules solaires sur nos toits, ce sera en vain du point de vue des émissions de gaz à l’échelle mondiale, si dans le même temps, on se refuse à un recours accru à l’énergie nucléaire, la seule énergie « propre » capable de soutenir une demande d’énergie croissante… Qu’on le souhaite ou non, cette demande énergétique augmentera nécessairement au rythme des naissances supplémentaires et des légitimes revendications des Etats les plus pauvres – et les plus féconds – à bénéficier des technologies occidentales et des facilités de vie qu’elles induisent ou favorisent.

Le concept de transition appliqué à notre planète n’est pas une nouveauté! En quatre milliards et demi d’années d’existence, notre terre n’a jamais cessé de « transiter » d’un état vers un autre. Le mouvement, la transformation et les transitions perpétuelles relèvent tout simplement de la nature des choses, sans qu’il soit question de survie.

Ce constat est très ancien: l’infortuné Antoine Laurent de Lavoisier (1743-1794) postulait que « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Plus de deux millénaires auparavant, le philosophe grec Anaxagore de Clazomènes (500 – 428 av JC) avançait que « rien ne naît ni ne périt, mais des choses déjà existantes se combinent, puis se séparent de nouveau ».

Ce qui est d’apparence nouvelle dans cette formule/slogan, c’est la qualification d’écologique appliquée à la transition…En soi, l’expression ne signifie d’ailleurs pas grand-chose, mais l’important n’est pas là puisqu’elle parle à tous sans qu’on sache pourquoi. Elle symbolise un changement d’époque, où toute chose produite ou consommée devrait en principe se référer aux valeurs eugéniques de l’écologie politique, du développement durable et du « bio » à tous les étages!  Autant de concepts assez flous, souvent hypocrites car susceptibles de tous les accommodements imaginables, mais qui constituent les figures imposées de la nouvelle doctrine climatique…  Il ne faut guère s’en émouvoir, car toute religion naissante s’impose par sa rigueur doctrinale, par sa conviction affichée de détenir la Vérité mais aussi par sa liturgie et par sa sémantique!

Donc acte! Mais, l’intolérance ne peut être son seul viatique, il faut aussi que, de temps en temps, les faits confortent les prédictions! A tout le moins que les croyants, les fidèles et les catéchumènes aient le sentiment qu’il en est ainsi.

C’est ici qu’intervient le matraquage médiatique sur la canicule annoncée.

Pour faire bonne mesure, certains commentateurs – convertis de fraîche date par nécessité et dévots par intérêt – n’hésitent pas à augmenter d’un, deux et même parfois trois degrés, les prévisions de leurs confrères de la météo, déclinées quelques minutes auparavant sur les mêmes antennes radio… De même, ils ne répugnent pas, pour complaire aux autorités, à étendre de leur propre chef, la période caniculaire au delà des quelques jours prévus initialement…

Les élus de la Nation, toutes tendances confondues, y vont alors de leurs couplets opportunistes, et se succèdent devant les micros et caméras pour nous informer des mesures exceptionnelles de protection qu’ils n’ont pas hésité à mettre en place, pour combattre le danger calorifère…

Certains, sceptiques encore dans un passé récent, ne trouvent pas de mots assez sévères pour dénoncer nos turpitudes passées et notre insouciance coupable en matière d’émission de gaz à effet de serre…

C’est vrai que si on avait su les dangers qu’on courait, il y a belle lurette qu’on aurait abandonné le gigot d’agneau pascal, servi rituellement avec des flageolets. Ça ferait une paie qu’on aurait cessé de se goinfrer de fayots et autres haricots blancs, générateurs incommodes de flatulences néfastes à notre belle la planète bleue !

Las! Désormais, il nous reste plus qu’à subir les effets indésirables de nos excès passés ! Pourquoi diable avons-nous toléré pendant plus d’un siècle, que notre électricité soit produite à base charbon, puis de pétrole, alors qu’on aurait du se satisfaire, selon les cas, des roues à aube ou des voilures de nos antiques moulins?

Pourquoi avons-nous abusé des matières plastiques dont on dit désormais qu’elles empoisonnent les océans? Pourquoi avons-nous acheté frénétiquement des bagnoles pour jouir d’une liberté de se déplacer autrefois réservée à l’élite ? Pourquoi avons-nous applaudi aux congés payés en 1936, à l’origine non contestable des dégâts occasionnés par le tourisme de masse sur l’ensemble des plages littorales du monde?

Maintenant, il ne nous reste plus qu’à battre notre coulpe et à nous repentir des progrès qu’autrefois on encensait naïvement! Nous sommes coupables d’avoir imaginé que les innovations technologiques et les avancées sociales devaient être largement accessibles, et qu’elles devaient bénéficier à tous en étant équitablement partagées?

On n’en serait, certes, pas là, si d’emblée, on avait eu la sagesse d’admettre qu’une toute petite minorité de la population mondiale avait vocation à jouir confortablement du Progrès, de la vie et des richesses du monde!

Mais pour qu’on soit vraiment convaincu de nos torts, encore faut-il que les faits s’imposent à nous et nous condamnent!

Il faut que la conséquence de nos inconséquences, à savoir le réchauffement climatique, nous revienne en boomerang, telle une sanction bien méritée, ressentie par tout à chacun à la hauteur des dommages présumés.

Le Parisien du 24 juin 2019

Dans ce contexte, la reconnaissance de la canicule de ce début d’été devient donc une ardente obligation citoyenne.

Elle atteste de la validité des prophéties climatiques affolantes, qui introduiront sous peu la disparition concomitante de nombreuses espèces animales et végétales. Bien d’autres méfaits sont d’ailleurs à craindre, parfois contradictoires, comme la montée des eaux ici et sa raréfaction là… L’annonce d’une canicule bien calibrée comme d’ailleurs la photographie arrangée d’un pauvre ours polaire sur une banquise en train de fondre, sont indiscutablement les meilleurs arguments pour nous faire avaler de nouveaux paradigmes autoritaires et inégalitaires sur la décroissance…

Dans un premier temps, il faut donc absolument que ces premières manifestations de l’été soient assimilées à des épisodes exceptionnels de température élevée et durable, jamais observée depuis les premiers relevés météo!

C’est décrété: l’été ne sera plus dorénavant que « canicules » successives exigeant des autorités qu’elles s’autorisent toutes les audaces, y compris les plus liberticides, pour le faire comprendre aux populations. Il n’y a plus de place pour les tièdes, les raisonneurs ou pour ceux qui doutent…

Pourtant diront les incorrigibles sceptiques, ce type de situations météorologiques semble être incomparablement moins violent que les sécheresses et chaleurs excessives, décrites en France par les historiens du climat, pour de nombreuses périodes préindustrielles passées comme par exemple les années 1615, 1719 ou 1785, mais beaucoup d’autres aussi !

Lesquelles avaient affamé des provinces entières!

Les risque « in fine », c’est qu’à force de crier sans cesse au loup …..

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Dans un bouquin publié chez Jean-Claude Lattes en novembre 2015 – « La comédie du climat (comment se fâcher en famille sur le réchauffement climatique) », le journaliste et essayiste Olivier Postel-Vinay fait état de son climato-scepticisme en se fondant sur nombre – presque trop – d’arguments dérangeants mais non dénués de pertinence. Ils vont souvent à l’encontre de la pensée dominante en vigueur…

L’exercice n’est pas sans risque car sur un sujet tel que les variations climatiques de notre globe, dont l’extrême complexité – ce n’est pas un vain mot – devrait inciter à l’humilité, on a vite fait d’être dénoncé comme un demeuré à la solde du lobby pétrolier ou charbonnier – certains plus directs diront crûment qu’on est « con » – si d’aventure on tentait la moindre objection par rapport au savoir standardisé officiel. Tout est bon pour couper le sifflet aux opinions dissonantes, quelles qu’elles fussent. Même notre « deuxième » héros national, Thomas Pesquet  – après Emmanuel Macron – est mis à contribution pour faire taire les effrontés. Il le confirme: de là-haut, il a vu que notre planète était « fragile » et qu’elle était en grand danger!

Sécheresse ici...

Le débat est donc en principe clos, un peu comme l’était la contestation de l’héliocentrisme pour l’Eglise du Moyen Age.

La thèse schismatique d’Olivier Postel-Vinay qui s’est livré à une analyse minutieuse de l’ensemble des données disponibles en y intégrant les dernières en sa possession sur les événements climatiques exceptionnels au moment de la rédaction de son ouvrage, n’est d’ailleurs pas de nier les mutations climatiques défavorables, ni même la contribution anthropique à ce cataclysme qu’on annonce généralement et qu’on présente comme la source de tous nos maux! L’auteur se limite témérairement à observer que la controverse initialement scientifique sur l’alternance multiséculaire des périodes chaudes et froides – comme l’a si bien montré en 1967 l’historien Emmanuel Leroy Ladurie – s’est progressivement muée en une polémique idéologique presque métaphysique, dans laquelle les conflits d’intérêt des différents protagonistes sont loin d’être absents. Et ce, au détriment d’une certaine conception de la rationalité héritée « bêtement » de Descartes..

Observant que de nombreux modèles censés expliquer l’évolution du climat ont été conçus au cours des dernières décennies et que parfois ils se contredisent selon l’importance qu’on donne à tel ou tel facteur anthropique dans les algorithmes de traitement des données collectées, il postule avec impudence qu’il n’existe pas encore de théorie générale d’évolution du climat intégrant toutes « les dynamiques (possibles) à l’œuvre dans l’évolution actuelle (et passée) du climat ».

Bref, selon lui, il nous manquerait une vision d’ensemble. Ainsi, non content de semer  un doute annonciateur de tempêtes médiatiques, l’apostat Olivier Postel-Vinay note, que : « comme les sophistes que dénonçait Socrate, les climatologues prétendent en savoir plus qu’ils ne savent ». De quoi révolter tous les bigots de l’apocalypse climatique!

Aussi, par prudence pour m’éviter le pilori et les volées d’injures et de quolibets que durent subir en leur temps Claude Allègre et bien d’autres, je me garderai bien, faute de disposer d’études scientifiques actualisées et de compétence appropriée, de fournir un point de vue original – encore moins hétérodoxe – sur ce sujet à la fois complexe et sensible… On ne rigole pas avec la doxa officielle, ou alors il faut accepter l’exil et le bannissement!

Je n’émettrai donc pas – pour l’heure – le moindre propos discordant par rapport au consensus qu’on dit « mondial » qui a été si « magnifiquement » sanctionné par la grand-messe des accords de Paris de fin 2015 à la gloire de l’ancien président de la République et de son inoxydable ministre des affaires étrangères (qui a été récompensé depuis). Je me contenterai juste de regretter que désormais la consolidation des connaissances scientifiques s’effectue par consensus et qu’elle soit transformée en dogmes par les politiques ! Mais ce reproche n’est pas spécifique à la climatologie, il s’adresse à de nombreuses autres disciplines scientifiques dont le développement est désormais fondé sur l’accumulation exponentielle de résultats expérimentaux, croisés et corrélés à plus soif et dans tous le sens par de puissants ordinateurs. Du substantifique jus qui en sort, on estime « qu’avec un peu de chance », on mettra bien en évidence une loi générale.

Suivant les conseils de certain(e)s de mes ami(e)s, et me rendant enfin à leurs arguments, j’ai compris qu’il valait mieux cultiver « gentiment » son jardin plutôt que de s’attaquer aux éoliennes (moulins à vent)! Il est vain de se fâcher avec la terre entière sans la moindre chance de faire fléchir les thèses décrétées ex cathedra, dans des instances politiques internationales…

Les questionnements provocants n’ont plus la cote et ils peuvent même se retourner avec violence sur ceux qui bravent le catéchisme des gardiens du temple des savoirs . En un temps, où la religiosité ambiante dont usent abondamment ceux qui nous dirigent pour nous nous assujettir et nous culpabiliser, il n’est pas bon pour notre bien-être individuel de douter des vérités « absolues » qu’on nous assène quotidiennement et d’imaginer un instant – dans un moment d’égarement – qu’elles pourraient être relatives dans un temps donné et dans un espace défini à notre échelle.

Comme tout le monde, par facilité, j’associe donc ma voix à toutes celles qui crient « haro » sur le président américain lorsqu’il exclut son pays de cet accord climatique « historique » de Paris ! De conserve avec l’ensemble de la « communauté mondiale », je consens à m’indigner des foucades de ce héros de Walt Disney, en ne voulant surtout pas apparaître comme étant de « mèche » avec ce gars-là! Je maudis son outrecuidance lorsqu’il ignore le consensus climatique international, censé sauver in extremis l’humanité et la planète d’un naufrage écologique assuré… De même je fais miennes les protestations vertueuses des nombreux investisseurs d’outre-Atlantique de la « transition écologique » contestant la décision présidentielle – y compris de ceux, qui ne juraient hier qu’en termes de développement des « horribles » énergies fossiles! Je me réjouis que, soudainement visités par « l’esprit de la planète » ces industriels qui n’ont jamais brillé par leur altruisme n’aient plus en tête désormais que l’intérêt général de l’humanité, qui, en plus, converge avec leur intérêt particulier!

A l’inverse de ce Tartarin de Donald, qui s’est transformé progressivement en « Schmürz » mondialisé…Il faut reconnaître que ce caricatural « bâtisseur d’empire » y met carrément du sien pour se faire détester ! Pour peu, il deviendrait le bouc-émissaire de toutes les bonnes âmes!

Inondations là…

Comme tous les « bobos », je suis devenu un admirateur inconditionnel de cet ancien reporter globetrotter, grand producteur repenti de « gaz à effets de serre », devenu le gourou de l’écologie et, depuis peu, le ministre de l’écologie militante et rédemptrice….

Bref, j’ai compris – bien que tardivement – que le panurgisme intellectuel était la meilleure façon de vivre peinard !  Et ce en dépit de l’opinion de certains qui estiment au contraire que c’est un fléau social et le terreau de la démagogie.

Comparaison n’est pas raison, mais l’autoritarisme climatique qui ne souffre plus aucune discussion de fond, n’est pas sans rappeler la « Macronmania » qui, dans le domaine politique, contamine actuellement la société française. Depuis son élection, le nouveau président de la République est encensé quoique il fasse ou dise – même s’il ne dit rien. Ce culte de la personnalité qui se déploie sous nos yeux, montre d’ailleurs que le panurgisme politique comme son équivalent climatique – que d’aucuns confondent méchamment, avec de l’opportunisme de placement ou de prébendes – a malheureusement de beaux jours devant lui !

Finirais-je par y succomber aussi pour assurer mon bien-être personnel ?

J’en doute un peu, car pour ce faire, il me faudrait m’asseoir allègrement sur les idées auxquelles je crois depuis plus de quarante ans et admettre qu’il est devenu assez jouissif d’être instrumentalisé à condition d’être du bon côté du manche! Un peu de patience, monsieur le bourreau, j’attends au moins une bonne vingtaine d’années, juste le temps de devenir un vieillard chenu manipulable, torturé par la soif irrépressible d’être toujours à la page et même à l’avant garde.

Mais c’est un autre sujet…

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