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Posts Tagged ‘COP 21 ou COM21?’

Aucune personne raisonnable ne saurait concevoir que dans un monde où tout est éphémère, seul le climat demeurerait à jamais stable…La terre tourne autour d’un axe oblique par rapport au plan de son orbite autour du soleil. Vu de loin, le système apparaît même un peu de guingois, mais ça marche sans trop d’à-coup!  « Sans trop » mais un tout petit peu. Grâce à lui, on profite des saisons! D’une année sur l’autre, elles se ressemblent, mais elles changent un peu tout de même, au grand dam des marchands de maillots de bain.

Le soleil qui nous réchauffe n’est plus le centre de l’univers depuis longtemps: c’est une étoile parmi des milliards d’autres qui se déplacent au sein de la Voie Lactée, notre galaxie! Elle-même n’est pas unique et bouge tout le temps sans d’ailleurs présenter de singularité notable par rapport aux myriades de myriades de galaxies en mouvement qui peuplent un univers en expansion dont on ignore pour l’essentiel la nature!

Et dans ces conditions, alors que tout n’est que mouvement et équilibres transitoires, du cœur le plus intime de la matière jusqu’aux objets célestes les plus massifs ou les plus éloignés, comment pourrait-on imaginer que le climat sur notre planète soit invariant, c’est-à-dire qu’il demeure à jamais tel qu’on se le représente ou, plus exactement, tel qu’on le souhaiterait, à partir des observations météorologiques géographiquement circonscrites et plus ou moins fiables, recueillies depuis à peine deux siècles? Deux siècles, une goutte d’eau dans l’océan du temps, à l’aune de l’âge de la terre!

Il suffit d’ailleurs de lire les travaux des paléo-climatologues pour s’apercevoir que ce qu’on appelle avec une emphase toute consensuelle « le dérèglement climatique » est la loi commune du climat depuis toujours. La terre, de toute éternité, en a vu de toutes les couleurs en matière climatique…

Depuis toujours, se sont succédé des périodes de glaciation et des périodes chaudes, d’amplitudes et de durées variables, parfois très courtes et brutales… Y compris à des époques préindustrielles, comme lors du réchauffement médiéval, où les gaz à effet de serre ne pouvaient être directement mis en cause ! Dans le même mouvement, les niveaux marins oscillaient au gré de l’eau continentale fixée (ou non) sous forme de glace notamment sur l’Antarctique ou sur le Groenland.

La vague - Camille Claudel

La vague – Camille Claudel

S’agissant précisément de « l’effet de serre », présenté désormais comme un mal absolu ou encore, comme l’ennemi implacable de l’humanité – et même « de la vie » si l’on en croit un certain président fraîchement converti au fondamentalisme écologiste – il faut savoir que, justement, sans lui, la vie n’aurait pas pu se développer sur terre – en tout cas pas sous les mêmes formes – faute d’eau disponible sous forme liquide. En effet, « sans effet de serre » autrement appelé « forçage radiatif », la terre serait dans l’incapacité de retenir la chaleur qu’elle reçoit du soleil ou celle qui émane de ses profondeurs… En l’absence de gaz atmosphériques susceptibles d’absorber cette chaleur et de la réémettre dans l’atmopshère, la planète exposée au froid cosmique verrait sa température descendre de plusieurs dizaines de degrés Celsius en dessous de zéro! A l’inverse, on peut effectivement supposer qu’une augmentation excessive des gaz favorisant cet « effet de serre » entraînerait une augmentation de la température à la surface du globe!

L’enjeu, si enjeu il y a – c’est-à-dire, si nous sommes en capacité d’agir significativement sur le phénomène – serait alors de caler la concentration atmosphérique de ces gaz à un niveau compatible avec notre existence dans de bonnes conditions (au moins la notre, et celle de tous ceux, animaux et plantes dont nous sommes les prédateurs) : ni trop, ni trop peu ! Les tenants de l’apocalypse imminente – dont certains gourous médiatiques et les membres du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), à l’ego surdimensionné ainsi qu’à l’indépendance intellectuelle et à la déontologie discutables (lire à ce sujet l’ouvrage  » la comédie du climat » d’Olivier Postel-Vinay aux Editions Lattes octobre 2015), misent sur un emballement de l’effet de serre à partir d’une augmentation de la température moyenne du globe de 2°C…

Mais tout donne à penser – faute de démonstration rigoureuse excluant la méthode Coué – que cette valeur ne résulte pas d’une démonstration – au sens scientifique du terme – mais d’un rapport de force au sein de la communauté des experts et que, depuis, elle est devenue le symbole de la pensée obligatoire en la matière… Le quotidien Le Monde dans son supplément scientifique en date du mercredi 2 décembre 2015 le reconnait implicitement dans un long article pourtant destiné à ridiculiser ce qu’il appelle les climato-sceptiques de l’Académie Française des Sciences, qui, contre vents et marées, s’efforce de faire valoir dans cette discipline comme dans les autres, le doute méthodique, fondement de toute démarche rationnelle, sur les méthodes douteuses qui consistent de nos jours à « voter » le bien-fondé des théories. N’étant ni climato-sceptique – seulement climato-agnostique – ni académicien, je ne suis pas partie prenante dans cette querelle mais je m’étonne de la hargne déployée par un grand et honorable journal du soir pour disqualifier des savants qui s’efforcent simplement de faire vivre un débat contradictoire, aujourd’hui refusé de toutes parts! La revue « La Recherche » dont je suis un fidèle lecteur l’avait fait, il y a quelques mois, avec une identique mauvaise foi.

Ce délire thermique annoncé par les experts ombrageux de la pensée unique, entraînerait, selon eux, des conséquences néfastes incontrôlables, et imprévisibles, un peu à l’image d’un écoulement turbulent dans un lavabo lorsqu’on « ouvre » trop fort le robinet ! Heureusement, contrairement à l’enfumage généralisé dont nous sommes collectivement l’objet, qu’assène quotidiennement la presse en mettant en avant, sous couvert de bon sens, la survenue prétendument plus fréquente d’événements météo exceptionnels et parfois tragiques, l’apocalypse programmée par insouciance n’est encore qu’une hypothèse, au demeurant simplificatrice et très improbable. Aucune «démonstration » ne vient la valider, en ce qui concerne en particulier l’imputation de cette éventuelle catastrophe aux seuls gaz à effet de serre d’origine anthropique… A noter que les croisés de l’écologie politique, grands pourfendeurs aux pieds nus des combustibles fossiles (pétrole et charbon) et des gaz à effet de serre résultant de leur combustion, ne mentionnent que très rarement la principale contributrice à l’effet de serre, en l’occurrence, la bonne vieille « vapeur d’eau » de nos cocottes minutes !

Je le dis sans a priori n’étant pas actionnaire des compagnies charbonnières ou pétrolières! Ni expert auprès elles! Ni rémunérées par elles! Ni titulaire d’un porte-feuille d’un fonds de pension.

Ce travers du raisonnement ou ces omissions probablement délibérées des experts du GIEC et de leurs relais nationaux, constitueraient des fautes vénielles, si ce faisant, ils prenaient en compte dans leurs algorithmes de calcul, toutes les dimensions de la complexité du fonctionnement de cette machine thermique qu’est la terre, qui fait circuler de l’énergie thermique de l’équateur aux pôles, en tournant sur elle-même et en parcourant son orbite autour du soleil, à travers des nuages de poussières ! Contrairement à ce qu’on croit, une balade dans le « vide » cosmique s’apparente rarement à un long fleuve tranquille ! Ce n’est que très partiellement le cas!

Ces a priori sur les causes simplifiées seraient excusables si ce seuil fatidique de 2° présenté comme le « barrage ultime » avant le grand chambardement, avait au moins été fixé par des scientifiques avisés. Même au pif! Il semble que cette limite n’est en réalité que « politique » et qu’en outre, rien n’indique qu’elle soit effectivement contrôlable : la raison en est simple; on ne sait pas au juste ce que signifie vraiment une température moyenne sur l’ensemble du globe, ni comment la définir !

On pourrait cependant faire gré à ces fameux experts de leur hypothèse sur le caractère quasi-exclusivement anthropique du réchauffement climatique, si logiquement ils en tiraient toutes les conséquences ! En particulier, s’ils nous faisaient part de leur préoccupation face à la croissance démographique non maîtrisée de la population humaine à l’échelle mondiale, qui occupe des terres autrefois inhospitalières, et face aux besoins énergétiques grandissants qui nécessairement l’accompagnent ! On leur ferait crédit si en outre, ils avançaient des ébauches crédibles de solutions pour l’endiguer dans le respect des droits de l’homme en mettant l’accent sur l’éducation, ou s’ils cherchaient à y répondre efficacement en s’intéressant sans faux-semblant aux énergies dé-carbonées comme le nucléaire, à côté duquel les autres formes d’énergies, notamment celles issues du vent, du soleil, de la géothermie ou marémotrices, certes intéressantes car renouvelables et propres, ne permettent pas – quantitativement – de passer sans ambages le cap du court terme! Ce court terme, dans lequel nos prophètes de malheur cherchent à nous enfermer et où ils situent la catastrophe finale…

Le plus désolant dans cette affaire c’est que la question climatique – dont personne ne conteste qu’elle est importante – se transforme en une sorte de dogme religieux…Cette religiosité climatique présente d’ailleurs les mêmes défauts que les religions monothéistes, d’intolérance à l’égard de quiconque n’adhère pas à la vérité révélée sur les causes uniques du dérèglement climatique et de l’augmentation des températures! Comme toute religion, la faute des hommes est un préalable qu’il faut admettre… La civilisation industrielle – grosso-modo occidentale – qui aurait dédaigné la nature et le reste de l’humanité, par caprice et égoïsme, doit être mise en accusation ! Bref, comme dans toutes les religions, le péché originel a fait de nous d’emblée des coupables et nous devrons payer !

Camille Claudel

Camille Claudel

C’est ce que probablement nous ferons, et c’est la raison pour laquelle, même en matière climatique, je préfère la mécréance à la rédemption par la repentance !

Sous toutes ces réserves, je me félicite des actions conduites pour réduire la pollution notamment atmosphérique et je milite pour la préservation et l’intégrité de l’environnement, car il est certain que respirer des gaz corrosifs ou toxiques, ou des particules cytotoxiques ou fibrosantes est néfaste pour la santé…Mais, il y a des limites à l’autoflagellation!

Enfin, si à l’issue de la COP (COM) 21, qui peine manifestement à prendre des décisions observables, sauf à distraire le vaste monde de nos fastes républicains – j’approuverai un accord des « parties » – fût-il microscopique – si ça peut mettre un peu de baume au cœur de notre petit président qui n’a malheureusement pas eu beaucoup de sujets de satisfaction, ces derniers temps…Ainsi qu’à sa royale Ex !

Gageons au moins que cet accord ne sera pas néfaste!

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