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Posts Tagged ‘Cimetière de Thiais’

Le mercredi 7 novembre 2018, un an précisément après sa disparition, Françoise, Marie-Brigitte et moi-même, nous nous sommes rendus au cimetière parisien de Thiais pour y déposer une plaque d’ardoise gravée au nom de notre père Maurice Pasquier (1926-2017) dans le jardin du souvenir, réservé à ceux qui ont fait don de leur corps à la science.

L’ombre de Louisette, notre sœur décédée en 2010 nous accompagnait…

Il aurait sans doute apprécié qu’en ce jour anniversaire, nous soyons tous les quatre, à ses côtés, là où ses cendres reposent désormais!

Nous y étions.

Parmi les héros de la science…

A sa manière, comme il le faisait à l’occasion des réunions de famille, il aurait sans doute introduit cette ultime « ballade en novembre » par un discours ! Mais, un discours à sa manière qu’on aurait écouté d’une oreille distraite et dans lequel il aurait- une fois de plus – insisté sur la nécessité de se rassembler, de rester unis au-delà de la mort! L’unité de la famille, c’était son truc, son Graal en quelque sorte.

Par ce triste après-midi gris, en harmonie avec la circonstance, nous n’avions guère le cœur à nous livrer à un exercice rhétorique, qui n’aurait eu l’heur que de charmer les écureuils dérangés par notre présence. Nous sommes donc demeurés silencieux…

La plaque d’ardoise provenait des « mines de Trélazé » près d’Angers. Pour lui comme pour nous du reste, elle symbolisait le terroir angevin qui l’a vu naître!

Bien que n’ayant pas été lui-même mineur « d’à bas », ni tailleur ou fendeur d’ardoise, il avait noué avec l’ardoise, un authentique lien affectif, identitaire! Nombre de ses copains des quartiers de Saint Léonard et de la Madeleine à Angers, ceux du syndicat en particulier, avaient été mineurs…Enfant, il avait joué dans les « vieilles carrières ».

Aussi, jusqu’à la fin de ses jours, il conserva un lien étroit de fidélité au schiste bleu, qui fit autrefois la richesse de l’Anjou et qui affleurait dans presque tous les jardins…

Avec la chanvre des corderies Bessonneau, l’ardoise rythmait en effet la vie économique et sociale de la vieille capitale des comtes d’Anjou. C’est aussi elle qui délimitait les propriétés de ses murs oxydés, et recouvraient les toits…

A Thiais, elle se contente de témoigner que parmi les centaines de plaques déposées à même le sol, il y en a une qui identifie un angevin!

 

PS: Voir mon billet du 1er juin 2018

 

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