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Posts Tagged ‘Antiracisme’

La question est d’actualité! Si l’on en croit ceux qui s’en tiennent au « prêt à penser vertueux » ou ceux qui voudraient -pour d’obscurs motifs – faire de l’islamophobie un délit pénal, sa réponse relèverait de l’évidence : on ne peut, à la fois, être antiraciste et se déclarer « islamophobe ». L’islamophobie – la peur de l’islam, stricto sensu – serait purement et simplement synonyme de racisme! C’est vite dit, messieurs les censeurs...

Aussi avant d’avancer une quelconque démonstration qui d’emblée me disqualifierait, si d’aventure mon propos ne répondait pas strictement aux standards codifiés des « pères la morale », je m’empresse de préciser que je ne suis ni raciste, ni islamophobe. Et je vais m’en expliquer !

Mon option n’est ni morale, ni religieuse, ni idéologique. Je ne suis pas islamophobe, car, tout simplement, je n’ai pas peur de l’islam conquérant…Si phobie, je devais entretenir, ce serait d’ailleurs à l’égard de toutes les religions, tant leur omniprésence dans le champ médiatique et dans le domaine public, me font parfois douter que nous vivons dans un Etat de droit se revendiquant de la laïcité depuis plus d’un siècle!

Peut-être l'image du créateur par mon petit-fils (2 ans 1/2)

Peut-être l’image – confuse – du créateur par mon petit-fils (2 ans 1/2)

Je suis de ceux en effet qui pensent que les religions, loin d’apporter une réponse à la question existentielle que chaque humain est en droit de se poser, confisquent à leur profit cette légitime interrogation à des fins de pouvoir. Leur magistère enferme l’hypothétique divinité dans un embrouillamini de rites et de croyances, qui, au bout du compte, le transforme en une sorte d’entité  mesquine, cynique et perverse, qui, pour le plus grand bénéfice des « grands prêtres » – curés, imams ou ayatollahs – se préoccupe de questions subalternes et burlesques comme de voiler le corps des femmes sous des amas de chiffons!

Il est pourtant difficile d’imaginer ce tableau pitoyable (risible) d’un Etre suprême – Dieu, Allah, Yahvé ou Jéhovah, ou d’autres – à l’origine du grand Tout à partir du Néant, de la particule de matière la plus fugace aux monstres cosmiques les plus sophistiqués s’agitant sans relâche dans un espace-temps d’une infinie complexité – se prenant soudainement d’un intérêt malsain pour les poussées de testostérone de mâles enturbannés qui se sont auto-investis en vigilants gardiens des poils de leurs compagnes! Si j’étais Dieu, je n’aimerais pas que le prétendu fruit abouti de mon délire créatif – l’espèce humaine – me ridiculise à ce point en me faisant passer pour un complice des obsessions sexuelles d’abrutis « conçus à mon image »!

Ainsi, je ne suis pas islamophobe, car je crois en la sagesse de l’humanité, qui finira bien, un jour, par se détourner et s’affranchir de ces extravagances religieuses oppressives! Mais je conçois qu’on puisse avoir peur des religions – et de l’islam en particulier – tant certaines pratiques radicales, commises en leurs noms,  nous renvoient vers un passé lointain qu’on croyait révolu, en d’autres termes, vers un Haut Moyen-Age, peu ou prou fanatique et barbare!

Je conçois qu’on puisse en avoir peur dès lors que ceux qui s’en réclament prétendent nous imposer un Ordre Public réactionnaire qui se situe aux antipodes de celui dicté par des siècles de tâtonnement pour parvenir à une civilisation de la Raison – aussi imparfaite soit-elle! Je ne m’étonne pas dans ces conditions que certains craignent qu’un phénomène de régression ne mette en péril nos sociétés et qu’ils s’indignent lorsqu’on, au nom de principes indiscutables comme la liberté individuelle, on puisse tolérer des transgressions qui n’ont pour but que d’en saper les fondements. Et que, dans la foulée, notre pacte républicain qui postule, par exemple, l’égalité stricte entre les sexes, ne soit remis progressivement en cause. Il n’y évidemment aucun délit, ni crime, à raisonner ainsi…Craindre l’emprise de l’islam sur notre vie quotidienne ne s’apparente en rien à du racisme… Tout juste pourrait-on dire qu’il s’agit d’une application peut-être excessive du « principe de précaution » dans le domaine sociologique!

Le racisme, c’est évidemment une notion délétère d’une nature complètement différente de l’islamophobie, quoiqu’on cherche à nous faire croire!

Depuis longtemps, ce n’est plus la morale de mes pères, qui m’a dicté ma « profession de foi » antiraciste, mais tout simplement la Science… (L’une et l’autre, sur ce point, n’étaient d’ailleurs pas contradictoires). C’est donc, au nom de la Raison, qu’on se doit aujourd’hui d’être antiraciste, non pour se conformer à une quelconque révélation divine ou prescription bien-pensante!

Les progrès de la science, en particulier de la génétique – et de l’épigénétique – au cours des dernières décennies, ont en effet montré que si des différences existaient incontestablement entre les humains ou les groupes d’humains, elles ne justifiaient en aucun cas qu’on s’en serve de prétextes pour échafauder d’hypothétiques hiérarchies entre eux! En outre, on sait désormais que les ressortissants de l’espèce humaine sont tous issus des mêmes souches!

Par conséquent, aucune « relation d’ordre » ne s’impose entre les humains dans l’absolu, hors de tout contexte socio-culturel ou environnemental! Cet axiome n’a évidemment pas pour effet de remettre en cause la théorie darwinienne de l’évolution des espèces vivantes et de nier certains phénomènes d’adaptation liés au hasard et à la sélection, qui au cours des âges – notamment climatiques – ont pu renforcer des caractéristiques physiques de populations vivant en autarcie ou développer certaines aptitudes à mieux vivre dans un environnement donné.

Il en résulte qu’à l’inverse de l’islamophobie qui manifeste un sentiment de crainte contre-productive mais compréhensible, sans évidemment relever du domaine délictuel, le racisme est condamnable sans appel! Il l’est non seulement en vertu de la loi édictée à bon droit eu égard aux atrocités qu’il a provoqué au cours des âges, mais également parce que c’est un crime contre la raison!

Moyennant quoi, on peut être à la fois islamophobe et antiraciste, à condition toutefois que cette phobie ne dérive pas sur de la violence et ne porte pas préjudice aux croyants eux-mêmes, c’est-à-dire aux musulmans de « bonne foi », principales victimes des charlatans métaphysiciens en babouches!

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